02 mai, 2015

Volatiles Romantiques

Il fait nuit sur la rue, il fait nuit dans mes pensées. Le réveil ne laisse apparaître que quatre chiffres jaunes dans l'obscurité profonde de ma chambre. Mes yeux voient donc qu'il est vingt-et-une heure vingt-sept et que, malgré la fatigue; je ne dors toujours pas. Je ne dors toujours pas parce que je pense comme en plein jour, des idées fusent sur les murs. Je ne dors toujours pas parce que je suis obsédée par "demain" et "après" et même par "plus tard", j'ignore de quoi ils sont fait et ce qu'ils me réservent. Je ne dors toujours pas car les paroles de celui qui a brisé un silence merveilleux raisonnent dans mon cœur et me font frémir de plaisir. Je ne dors toujours pas parce que les oiseaux gazouillent dehors, afin de s'entraîner pour la saison des amours.
Alors je me remue et me retourne dans mon lit et dès que le calme s'installe, ils gazouillent. Je m'épuise mais ne peut dormir, mon corps flotte jusqu'à la cuisine pour me servir un verre d'eau avant de retourner dans les draps de la torture. Miraculeusement, il y règne un silence inouï, rapidement perturbé; ils gazouillent à nouveau. Les miracles n'existent pas. Agacée, je m'enroule dans mes couvertures, enfonce ma tête entre les coussins pour ne plus rien entendre; cela fonctionne, plus une onde sonore ne parvient à mes tympans, c'est le vide qui me remplit avant que le sommeil ne me gagne.
Sereine, je m'endors. Un instant plus tard, le silence est brisé par un chant amoureux de ses volatiles des villes. Nous sommes la nuit et les oiseaux gazouillent sous une lune inexistante.
Se moquent-ils?

Ju, par amour de l'écriture. 
(17/02/15)

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